Jean-Pierre : “Le triathlon permet de partager des moments ensemble”

Pour ce nouveau portrait, nous avons rencontré Jean-Pierre Nogue, 54 ans, 24e saison au TCN, et encadrant vélo et course à pied.

1. Comment as-tu commencé le triathlon ?

Dès l’âge de 8 ans, j’ai commencé le foot. 18 saisons plus tard j’ai raccroché pour me mettre au raid multisports avec des amis et des collègues. Je faisais déjà de la course à pied, j’ai toujours aimé ça et je participais régulièrement à des courses type semi-marathon. J’ai commencé le vélo en même temps que les raids avec le VTT. Cependant, les courses de raid étaient gérées par des bénévoles, et elles manquaient de stabilité et de régularité dans la pratique. Alors, je me suis tourné vers le triathlon qui s’en rapprochait. A l’époque, le TCN était l’un des seuls clubs. Autant le VTT m’avait facilité la prise en main du vélo en triathlon, autant pour ce qui est de la natation je n’avais aucune expérience : je ne savais pas nager. Lors de ma première séance de natation avec le club j’ai eu du mal à terminer la première longueur de 50m en crawl et j’ai dû revenir à la brasse… J’ai rapidement investi dans un home trainer car le temps n’est jamais sûr à Nantes. J’ai fait ma première course à Jard sur mer (XS), avec une combinaison qu’on m’avait prêtée. Je n’avais jamais nagé en eau vive auparavant, et j’ai dû me reposer sur un corps-mort à la moitié de la partie natation. A la fin de cette première saison, j’ai terminé le M de la Baule.

2. Parle-nous de ton évolution. Est-ce que tu progresses encore aujourd’hui ?

J’ai le plus progressé en natation, en y allant entre 2 et 3 fois par semaine depuis mes premières saisons jusqu’à aujourd’hui. Je suis passé de plus ou moins 2’/100m après quelques mois d’entraînement lors de ma première saison, à environ 1’45/100m après 3 ans, 1’40/100m après 5 ans, et depuis cette année, je tiens 1’30/100m. Je suis allé nager tous les jours pendant les dernières vacances de Noël, et j’ai encore un peu progressé !

Globalement, je peux dire que l’évolution est importante les premières années, ensuite avec l’âge et le temps, la progression devient de plus en plus infime jusqu’à stagner, puis régresser légèrement passé un certain âge. 

Pour ce qui est de mon évolution au niveau des courses, j’ai augmenté les distances année après année, au fur et à mesure de ma progression : 

  • En 1ere année, je n’ai couru que des XS que l’on appelait distance “promotion” à l’époque et j’ai fini la saison avec le M de la Baule. 
  • Lors de ma 2e saison, j’ai terminé un L/moyenne distance (3k nat, 80k vélo, 20k CAP) en fin de saison à Toulouse, lors des championnats de France longue distance
  • En 3e année, j’ai refait un triathlon L à Dijon, puis le XL de Nice avant que l’organisation ne devienne Ironman (4k nat, 120k vélo, 30k CAP) 
  • En 4e saison, je me suis beaucoup préparé et j’ai terminé l’Embrunman, distance XXL (3,8k nat, 188k vélo, 42,195k CAP). Quand on prépare un ironman, on ne fait pas beaucoup de courses car on passe ses dimanches à se préparer, faire des enchaînements, faire du volume.

Depuis, je fais un peu toutes les distances, en fonction des événements et de mes envies.

3. Ta semaine type d’entraînement ?

Aujourd’hui, je m’entraîne une douzaine d’heures par semaine :

  • Lundi soir : natation
  • Mardi soir : course à pied
  • Mercredi soir : home-trainer puis natation
  • Jeudi soir : course à pied 
  • Vendredi : repos
  • Samedi : matin natation, après-midi vélo avec le club + CAP selon la saison
  • Dimanche matin : vélo avec le club ou VTT

4. En parallèle de l’entraînement, comment envisages-tu l’alimentation en triathlon ?

Je ne fais pas attention à mon alimentation, je considère que je me dépense assez pour manger ce que je veux. A titre d’exemple, nous avons un cuisinier qui se donne du mal pour préparer des desserts délicieux au travail, alors je ne me fais pas prier pour lui en prendre double ration tous les midis… Cela dit, je ne mangerais pas de frites tous les jours non plus…

5. Quels sont tes objectifs pour cette année ?

Je prévois de faire :

  • Le triathlon M de Vitré ou Saint-Grégoire (35), ou le cross tri du Vioreau (44) le 22 mai
  • Le triathlon M de Saint-Jean-de-Monts (85) le 26 juin 
  • Le triathlon L de Saint Lunaire (35) le 10 septembre
  • Le swimrun de Saint Lunaire avec Vincent le 11 septembre

6. Quelle est ta plus grande fierté en tant que triathlète ?

Je dirais que c’est lorsque j’ai terminé mon deuxième Embrunman, en 2008, 1 mois après m’être fracturé des côtes à l‘occasion d’une sortie en VTT. Rodolphe doutait que je puisse y arriver d’ailleurs. J’ai franchi la ligne d’arrivée en 12h04, soit 8 minutes de moins que lors de mon premier Embrunman en 2003.

Il y a aussi en 2011, j’ai eu une rupture des ligaments croisés, j’avais 43 ans et j’étais déjà inscrit pour mon 3e Embrunman lorsque c’est arrivé. La course était prévue 3 mois plus tard, je ne me suis pas fait opérer car je pratiquais uniquement des sports de ligne (qui ne demandent pas de mouvements latéraux), et j’ai réussi, là encore, à terminer la course en battant même mon précédent record et en franchissant la ligne d’arrivée en 11h47.

7. Qu’est-ce que le bonheur pour toi ?

C’est d’être en bonne santé, d’être bien au quotidien, de faire ce que l’on veut. Le triathlon, ça me permet de me dépenser, de rencontrer du monde, mes meilleurs amis sont au club aujourd’hui. Le triathlon participe à mon bonheur.

8. Qu’est-ce que le triathlon te permet de développer ?

Le triathlon permet de partager des moments ensemble, en dehors de la partie sportive à l’occasion de week-end de course, lors d’une préparation, d’un stage… C’est un sport individuel mais ça permet de faire des activités collectives, et de participer à certaines courses en équipe à condition d’être avec des gens qu’on apprécie et des niveaux homogènes. D’ailleurs je vous conseille de faire des courses comme Saint-Calais (72) ou encore Coëtquidan, j’y ai passé de superbes moments en équipe, l’ambiance est sympa, ça change des courses individuelles et c’est souvent l’occasion de voir des personnes un peu en dehors de la partie sportives lors du week-end.

9. Pour terminer, donne-nous ton top 5 des courses en France ?

  1. Embrunman (05), une course mythique
  2. Saint-Jean de Luz, (64)
  3. Calvi, en Corse
  4. Verdon (83)
  5. Nice, aujourd’hui l’Ironman

 

Entretien réalisé le 08/04/22

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Rédigé par :

Thomas GARNIER