Plusieurs TCNistes se sont présentés pour ce long weekend à la météo caniculaire au Frenchman de Carcans qui propose des courses pour tous les goûts.
Ils nous partagent leur course :
Sherwin sur son 1er XXL :
Nous sommes arrivés sur le site (avec Mattéo, entre autres) dès le mercredi pour profiter de l’effervescence de l’événement et encourager les copains sur les courses de la semaine (XS, M et L). L’occasion pour nous de dérouiller les jambes, nager dans le lac et rouler entre les pins avant le grand jour !
Réveil à 4h00, départ de la course à 7h, avec une météo clémente : des nuages et une température entre 20 et 23 °C, rien de bien méchant comparé aux 35 °C subis par les triathlètes engagés sur le L la veille.
Une natation exceptionnelle, avec un traditionnel mass start sans arche de départ, sur une grande portion de plage rien que pour nous. Pour ma part, les 3900 m (mesurés au GPS) ont été nagés en 1h02. J’ai bien pris l’extérieur, pas trop proche des bouées, pour poser ma nage et nager « seul ». Le parcours s’y prête bien, puisqu’il ne comporte que deux bouées et un unique aller-retour.
Sortie de l’eau et transition bien gérée en 2 min 40 avant d’enchaîner sur deux boucles de 90 km. Premier tour au top, bonne gestion, et je garde volontairement du jus sous la pédale. Je me répète sans cesse que c’est une course de patience, comme on nous l’a bien rappelé à l’entraînement. Je reste donc sur une base de 180 à 220 watts pour une moyenne de 36 km/h, malgré les 35 derniers kilomètres vent de face (et ce, à chaque tour).
Les choses se compliquent ensuite : rythme cardiaque en chute libre (70 bpm entre le 95e et le 100e km), paupières lourdes, impossible de maintenir un 31 km/h constant, et un mal de ventre qui s’installe tranquillement. Je sais que le marathon va suivre, grande inconnue pour moi. Je fais avec ce qu’il me reste sur le vélo, et j’imagine déjà un plan B pour la suite, abaissant mes objectifs afin de ne pas être trop abattu.
Le plus dur sur le vélo, c’est le mental. Je sors très bien de l’eau, puis je passe 5h22 à me faire doubler, du début à la fin. Je ne fais pas le poids face aux gros rouleurs et à cette armada de vélos de contre-la-montre. Certes, le vélo ne fait pas tout, mais je pense qu’avec ce type de machine, ma moyenne aurait pu être 2 km/h plus élevée. Pour le prochain full, je laisse la route de côté pour un CLM.
Enfin, le marathon ! Les trois premiers kilomètres sont un pur bonheur : poser le vélo et découvrir un public en feu !! Ensuite, les ennuis recommencent : mal de ventre, nausées, envie constante de m’arrêter aux toilettes. Tout ce que je veux, c’est courir seul, dans le silence complet, pendant 10 km… C’est con sur une course pareille avec un public aussi incroyable. Je n’ai donc rien mangé en terme glucides sur les 30 km suivants. Juste de l’eau et de l’iso, en espérant que le corps ne lâche pas trop vite. Finalement, l’allure reste constante et je boucle le marathon en 3h48.
Je franchis la ligne d’arrivée en 10h19, submergé par des émotions intenses !
Il n’existe pas d’autre triathlon comme le Frenchman. Même si certains athlètes dénoncent un drafting de plus en plus présent, je pense que ce phénomène touche beaucoup d’autres courses et ne doit pas entacher l’image du Frenchman. Car cet événement transpire la convivialité, l’esprit de famille, et la communion avec son public, bien plus que tout autre triathlon que j’ai pu faire. Chaque année, cette course prend de l’ampleur tout en gardant ses valeurs.
Et c’est pour ça que… les dossards de 2026 sont déjà en poche ! 😉
Merci à tout les TCNistes présent(e)s pour les encouragements ! Et bravo à toutes et à tous !
Mattéo sur son premier XXL :
Premier XXL aussi, une natation un peu longue, quelques soucis de nausée au début du vélo puis un vrai régal, sauf dans les grandes lignes droites vent de face… Un bon début de marathon puis quelques soucis de brûlures dûs au frottement de la trifonction à partir du 30 eme km. Dur de repartir mais une fabuleuse expérience, véritable introspection. Un public de feu qui nous pousse au dépassement et une magnifique ligne d’arrivé. 12h d’effort au total !
Julie T sur son premier L :
Fracture au péroné qui a pris 4 mois à guérir, achat d’appartement et travaux pendant 5 mois, autant dire que cette course, j’ai eu plus d’une fois envie de l’annuler. Je décide quand même de prendre le départ pour les copains, malgré un entrainement en dent de scie, premier dossard de la saison, zéro enchainement vélo/cap, + 4 kilos même pas sûre de rentrer dans la combi… Et c’est parti ! La course se passe très bien, j’y vais tranquillement en nat, je suis super contente de mon vélo, et la course à pied je trottine et je marche (c’est long…), il fait super chaud, j’ai mal au ventre. Mais le public est ouf et ça motive ! Pas la course du siècle mais c’était chouette. Maintenant plus envie d’entendre parler de triathlon, je suis juste épuisée de mon début d’année et j’ai envie de partir en vacances !


Sur le format L, on retrouve Loan A. qu’on n’arrête plus à la 59è place, Alban P. à la 73è position !
Sur le format M, Clément G. prend une belle 31è place.
Tous les résultats du FrenchMan 2025